mercredi 3 décembre 2014

Les heures silencieuses - Gaëlle Josse

Par Ariane


Auteur : Gaëlle Josse
Titre : Les heures silencieuses
Genre : roman
Langue d’origine : française
Editeur : Autrement
Nombre de pages : 135p
Date de parution : janvier 2011

Présentation de l’éditeur :
Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d’elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits…
Dans le silence de l’heure, derrière le précaire rempart de l’ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son cœur, explorant les replis les plus secrets de l’âme. 

Mon avis :
Partant d’une célèbre toile d’Emmanuel de Witte, peintre hollandais du 17ème siècle, Gaëlle Josse imagine le quotidien de la femme représentée à son épinette. Je trouve cette idée de départ très intéressante. Devant une peinture il m’arrive souvent de me demander qui pouvaient bien être les personnes représentées, à quoi ressemblait leur quotidien,…
Outre l’idée de départ j’ai trouvé le style de l’auteur plutôt agréable à lire. Le livre étant très court il se lit très facilement et rapidement (à peine 2 heures pour moi).
Malheureusement je n’ai pas vraiment accroché avec ce livre. Ce roman est présenté sous la forme d’un journal intime, mais à aucun moment je ne me suis sentie connectée avec le personnage, je ne me suis pas attachée à elle et ses sentiments ne m’ont pas touchée. Elle décrit successivement des souvenirs de son enfance, dévoile un lourd secret qu’elle cache depuis de longues années, raconte sa rencontre avec son futur époux, présente ses enfants, ses espoirs pour leur avenir, exprime son chagrin suite à la perte de plusieurs enfants, dépeint son quotidien de femme d’intérieur ainsi que la vie des riches commerçants. Tout cela en moins de 150 pages. Du coup j’ai eu l’impression de ne faire qu’affleurer tous ces évènements, de ne faire que feuilleter un catalogue.
J’ai donc été plutôt déçue de cette lecture qui ne me laissera aucun souvenir. Mais ayant apprécié le style de l’auteur, je pense lire son nouveau roman, Le dernier gardien d’Ellis Island. 

Extrait :
« Depuis l’enfance, je redoute la nuit. La lumière qui décroît dans le ciel, l’ombre qui tombe à terre en dévorant les couleurs et en assourdissant les formes, m’emplissent d’inquiétude. Et en dépit de l’âge qui devrait me rendre raisonnable, je ne parviens pas à faire taire cette inquiétude. »

L'avis de mimi, Jostein, Hélène,

4 commentaires:

  1. Le dernier gardien d'Ellis Island est un très bon roman. Mais j'avais bien aimé celui-ci aussi qui m'a fait découvrir l'auteur.
    Il est vrai que les livres courts peuvent parfois nous laisser frustrés.

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    1. Je suis peut-être passée à côté de ce roman mais j'ai tout de même bien aimé le style de Gaëlle Josse. On verra lors d'une prochaine lecture.

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  2. Comme le dit Jostein, le dernier gardien d'Ellis Island est un bon roman mais il est court et si tu aimes plus les pavés, tu risques peut-être de rester sur ta faim. Il y a des livres courts mai d'une intensité si grande que peu m'importe le nombre de pages !

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    1. Je suis tout à fait d'accord, certains romans courts sont extraordinaires. Je pense par exemple à Des souris et des hommes de Steinbeck (lecture dont je ne me lasserais jamais) ou Le vieux qui lisait des romans d'amour de Sepulveda.
      Ici ce n'est donc pas le fait que le livre soit court qui m'a dérangée mais vraiment ce sentiment de survol que j'ai ressenti.

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