mardi 28 avril 2015

Deep winter - Samuel W. Gailey

Par Ariane



Auteur : Samuel W. Gailey

Titre : Deep winter

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteur : Laura Derajinski

Editeur : Gallmeister

Nombre de pages : 128p

Date de parution : janvier 2015

Présentation de l’éditeur :

Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir le soir même de son anniversaire. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent. Immédiatement, l’adjoint du shérif, un homme violent et corrompu, le désigne comme l’assassin, et tout le monde se plaît à le croire. Mais Danny n’est pas prêt à se soumettre. En quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici chavire.

En capturant vingt-quatre heures d’une des plus noires journées de l’Amérique des laissés-pour-compte, ce premier roman doté d’une puissance d’évocation à couper le souffle expose la violence qui gît sous l’eau qui dort.



Mon avis :

Wyalusing est une petite ville comme il y en a tant aux Etats-Unis. Une petite ville loin du rêve américain, loin des buildings des grandes métropoles. Wyalusing est une petite ville où il n’y a pas grand-chose, pour ne pas dire rien. Une petite ville que la plupart des habitants ne quitteront jamais de leur vie, une petite ville où l’employeur principal est un abattoir, une petite ville où règnent l’alcool, la pauvreté et la désillusion.

Voilà pour le décor. Déjà c’est glauque. Idéal pour un roman noir.

C’est dans ce trou paumé que vit Danny, doux géant à l’esprit lent depuis un accident survenu dans son enfance et qui a coûté la vie à ses parents. Depuis, Danny n’a connu que brimade ou indifférence. Seules quelques personnes lui témoignent de l’amitié. Dont Mindy. La gentille blondinette au caractère bien trempé qui avait de grands rêves mais n’a jamais quitté sa petite ville. Ces deux personnages m’en ont rappelé d’autres. Danny m’a rappelé Lenny, l’un des personnages de mon roman favori Des souris et des hommes. Mais Danny et Mindy peuvent aussi rappeler les héros du film Forrest Gump.

Danny est l’innocence personnifiée mais Mindy est assassinée, il est désigné comme le coupable par Sokowski, la brute épaisse qui sert d’adjoint au shérif. Mais le gentil Danny ne veut pas se laisser enfermer et la chasse à l’homme commence.

Une journée et une nuit, dans une forêt, les personnages se poursuivent. Leurs voix se succèdent et chaque personnage incarne un sentiment, une émotion, un trait de caractère : le bon, le lâche, le méchant,… Ce sont des personnages abîmés par la vie, qui portent leurs fêlures secrètement. Des personnages un peu trop clichés pour qu’ils soient réellement attachants.

Quelle injustice dans le sort de Danny ! Quelle accumulation de coups du sort sur ce pauvre garçon. L’accident, la mort de ses parents, le handicap, les brutalités de son oncle, le mépris des habitants de la ville et pour finir la mort de son amie et cette accusation. Cela fait trop peut-être.

Mais malgré cela, le roman se lit avec beaucoup de plaisir, c’est un page-turner très efficace. Samuel W. Gailey est scénariste et cela se ressent dans le roman.

C’est donc une lecture efficace, agréable et prenante. Un bon moment.



Extrait :

«  Il s’approcha de la fenêtre et observa la neige qui tombait et fouettait la vitre, s’y accrochant en couches successives, de plus en plus épaisses jusqu’à ce que la vue dehors devienne floue, toujours plus floue, le monde devenu blanc. La neige était jolie. Elle l’apaisait –elle lui faisait oublier sa transformation en monstre. Très souvent, Danny se tenait dehors pendant une tempête de neige puissante, le visage tourné vers le ciel, et il laissait les flocons glacés atterrir sur ses joues et sa langue. Il aimait la pluie aussi, mais il préférait la neige par-dessus tout. Lever la tête vers le ciel et regarder tomber les flocons l’aidait à oublier ce qui le troublait. »



Lu dans le cadre du challenge petit bac catégorie taille

L'avis de Mimi

8 commentaires:

  1. Je crains l'accumulation de malheurs et l'aspect très sombre.

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    1. Il est assez sombre c'est vrai mais une lueur persiste.
      Ariane

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  2. Malgré un aspect apparemment assez sombre, ce livre là me tente bien.
    Daphné

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  3. On est rarement déçu avec cet éditeur de toute façon.

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  4. Je ne te sens pas totalement emballée, pourtant...

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    1. Disons qu'on pourrait lui reprocher un côté très cinématographique. C'est un film américain en version papier. C'est agréable, on passe un bon moment mais c'est un peu cliché.
      Ariane

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