vendredi 31 juillet 2015

Dans ma bibliothèque (juillet 2015)

Juillet se termine déjà et je fait le bilan des mouvements de ma bibliothèque. 

Ce mois-ci plusieurs entrées :

Grâce au swap de l'été avec Daphné :  

Dimanches d'août. Sur une liste de souhaits Daphné a choisi ce titre de Patrick Modiano. Ce sera pour moi l'occasion de lire pour la première fois un roman du dernier récipiendaire du prix Nobel.
Un été prodigue. Elle a choisi ce livre de Barbara Kingsolver comme livre surprise. Avec un thème sur l'été j'avais bien pensé à ce titre comme une possibilité connaissant l'admiration de ma co-blogueuse pour cette auteure !









Des achats :

La meilleure d'entre nous de Sarah Vaughan. Un roman repéré sur plusieurs blogs. Beaucoup d'avis positifs pour ce titre qui me semble idéal pour la période estivale.










Une histoire du monde sans sortir de chez moi. Quel bonheur pour moi lorsqu'au hasard d'une visite à ma librairie préférée j'ai trouvé ce titre de Bill Bryson un auteur que j'adore ! Je n'avais même pas entendu parler de ce livre. Délicieuse surprise !









Des livres repérés sur les blogs qui m'ont été offerts pour mon anniversaire :
Elle de Harriet Lane. Un roman qui me tentait énormément depuis la critique d'Albertine. Et aussitôt arrivé, aussitôt lu !
La colline des potences de Dorothy Johnson. C'est Hélène qui m'a donné très envie de découvrir cet auteur et ce recueil de nouvelles.


Les corps inutiles de Delphine Bertholon. De très jolies critiques de Clara, Jostein (chez unidivers) et Violette notamment (j'en oublie probablement).







Du côté des enfants :

Robin l'écureuil du jardin d'Arthur Krings, Le dernier de la collection des petites bêtes.

Sophie et sa courge de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf. Choisi par ma grande lors d'un passage à la lirairie.









Ce mois-ci j'ai sorti de ma PAL : 
J'ai sorti 4 livres de ma PAL ce mois-ci. Nettement moins que ce que j'espérais ! Toutefois la qualité fut au rendez-vous. 




En août je prévois d'être raisonnable sur les achats et de faire sortir au moins 7/8 livres de ma PAL. J'ai le droit d'y croire !

jeudi 30 juillet 2015

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Par Daphné














Auteur :  Harper Lee
Titre : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (américain)
Traducteur : Mme Stoïanov
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 434
Date de parution : 1988

Résumé de l'éditeur:

Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.

Mon avis:

"C'est un péché de tuer un oiseau moqueur" dit le proverbe. Comme il est expliqué dans ce livre à la petite Scout, "Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur cœur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur."
Un péché et pourtant...pourtant, ici, les "oiseaux moqueurs", les innocents de cette histoire, ne seront pas épargnés...

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" est un grand roman. Un roman sur la tolérance, sur le respect, sur la différence mais aussi sur la famille, l'amitié et l'enfance. 

L’Alabama en plein cœur de la Grande Dépression : un état dans lequel le racisme sévit particulièrement. C'est là que grandit Scout et son frère Jem auprès de leur père, Atticus, avocat, et de Calpurnia, leur cuisinière. Un peu "garçon manqué", elle vit sa vie d'enfant entre les jeux avec son frère et leur petit voisin, Dill, l'école, la lecture et les moments passés en famille. Petite fille pleine d'imagination, vive et joyeuse, Scout va peu à peu prendre conscience des injustices du monde qui l'entoure. 

Ces injustices, elle les découvrira à travers l'histoire de Boo Radley, son mystérieux voisin, mais aussi à travers celle de Tom Robinson, jeune homme noir accusé d'avoir violé une femme blanche. Atticus, le père de Scout, avocat, sera désigné pour défendre Tom. Scout et son frère prennent alors pleinement conscience de la ségrégation.

Sout voit tout cela à travers son regard d'enfant. Un regard naïf mais logique, un regard qui décèle les absurdités du monde. Élevée par un père avocat, intègre et juste, Scout a un grand sens de la justice. Si ses réflexions sont parfois naïves, elle pose cependant sur le monde un regard plein de fraîcheur et de vérité. Un regard juste, non encore entaché par les préjugés. 

Un livre très fort, profondément humain, où la tolérance et l'acceptation d'autrui sont mis à l'honneur. Sans doute serait il bon de grandir tout en continuant à porter sur le monde un regard d'enfant...


Extrait:

"Vois-tu, Scout, il se présente au moins une fois dans la vie d'un avocat une affaire qui le touche personnellement. Je crois que mon tour vient d'arriver. Tu entendras peut-être de vilaines remarques dessus, à l'école, mais je te demande une faveur : garde la tête haute et ne te sers pas de tes poings. Quoi que l'on dise, ne te laisse pas emporter. Pour une fois, tâche de te battre avec ta tête ... elle est bonne, même si elle est un peu dure. - On va gagner, Atticus ? - Non, ma chérie. - Alors pourquoi ... - Ce n'est pas parce qu'on est battu d'avance qu'il ne faut pas essayer de gagner."




mercredi 29 juillet 2015

Mercredi, c'est le jour des petits. La grosse faim de p'tit bonhomme - Pierre Delye et Cécile Hudrisier

Par Ariane


Auteur : Pierre Delye
Illustrateur :  Cécile Hudrisier
Titre : La grosse faim de p'tit bonhomme
Editeur : Didier jeunesse
Nombre de pages : 36p
Date de parution : octobre 2005

Présentation de l'éditeur :
Ce matin, en se réveillant, P’tit Bonhomme a le ventre tout vide. Il court chez le boulanger : Boulanger, donnemoi du pain, parce que j’ai faim ! Mais le pain, ça ne se donne pas, ça s’achète. P’tit Bonhomme va devoir gagner sa croûte. Commence une quête qui le fera courir du boulanger chez le meunier, puis chez le paysan et jusqu’à la rivière…
Un petit conte-randonnée sage et insolent !


Mon avis :
Coup de cœur collectif pour cette sympathique histoire !
P'tit bonhomme se réveille avec une grosse faim, mais avant de pouvoir enfin manger son pain ilfaut payer. Sauf que p'tit bonhomme n'a pas d'argent. Qu'importe ! Avec un peu de débrouillardise et de volonté on peut faire beaucoup.
C'est plein d'humour, les textes et les dialogues sont dynamiques, les illustrations géniales. L'histoire intelligente et ludique. Bref tout y est ! 
Un roman qui permet d'expliquer aux enfants la chaîne de fabrication des aliments (grâce à l'eau pousse l'herbe dont se nourrira le cheval dont le crottin servira d'engrais au blé...).
Un joli hommage à la débrouillardise, à l'entraide et au travail.

Mercredi, c'est le jour des petits - Ouvre ce petit livre - Jesse Klausmeier et Suzy Lee

Par Daphné



















Auteur : Jesse Klausmeier
Illustrateur : Susy Lee
Titre : Ouvre ce petit livre
Éditeur : Kaleidoscope

Résumé:

Que vas-tu trouver dans ce petit livre ? Une histoire amusante ? Des personnages sympathiques ? Des illustrations pleines de gaieté ? Oui, et bien plus encore ! Ouvre ce petit livre et tu trouveras… un autre livre et puis un autre et encore un autre.



Mon avis:

Un livre gigogne que j'aime beaucoup! C'est l'histoire d'un livre rouge qui abrite un livre vert, qui lui même abrite un livre orange... C'est l'histoire d'une coccinelle, d'une grenouille, d'un lapin.. C'est une histoire d'amitié, une histoire, farfelue, une histoire amusante...

Telles des poupées russes, l'enfant ouvre un livre qui l'amène à découvrir un personnage et une couleur, puis à ouvrir un autre livre. Le texte est tout simple, il n'y a pas vraiment d'histoires à proprement parler et pourtant plein d'histoires en une seule.

Que d'originalité dans ce livre arc-ciel, ce livre gigogne! Un petit livre ludique et ingénieux qui incite le le petit lecteur à découvrir les couleurs et à s'amuser, tout simplement!
















mardi 28 juillet 2015

L'ascendant - Alexandre Postel

Par Ariane


Auteur : Alexandre Postel
Titre : L’ascendant

Genre : roman

Langue d’origine : français

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 128p

Date de parution : avril 2015

Présentation de l’éditeur :

Le narrateur, à la demande d’une psychiatre, raconte les événements qui, en l’espace de cinq jours, ont dévasté sa vie.
Tout commence lorsque ce vendeur de téléphones mobiles apprend le décès de son père, avec lequel il entretenait des rapports très lointains. Afin d’organiser les obsèques, le jeune homme se rend dans la petite ville où vivait le défunt et s’installe dans la maison paternelle. Il fait alors une découverte terrifiante qui le plonge, au fil d’un enchaînement insidieux de faux pas, dans une situation cauchemardesque.
On retrouve ici ce qui faisait la force du premier roman d’Alexandre Postel : une narration implacable et ironique, qui donne au récit la forme d’une tragédie. Le sentiment de culpabilité, au centre du texte, génère une atmosphère trouble et inquiétante : jusqu’à la der- nière ligne, le lecteur hésite entre l’empathie, la révolte et l’effroi.



Mon avis :

J’avais été conquise par la plume d’Alexandre Postel avec son précédent roman. J’ai retrouvé dans celui-ci beaucoup des éléments qui m’avaient alors plu. Une écriture fluide et sans fioritures, facile et agréable. Un univers très ordinaire excellemment décrit.

Il y a quelques parallèles entre les héros des deux romans de Postel. Deux hommes en fin de trentaine, plutôt solitaires, sans amis ni famille proches. Des hommes assez discrets, des hommes ordinaires qui se retrouvent du jour au lendemain confrontés à une situation qui n’a rien d’ordinaire.

Ici, suite au décès de son père, le narrateur revient dans la maison de son père pour organiser les funérailles et tout ce qui doit être fait dans ces moments là. Il n’a jamais été très proche de son père, ne s’est jamais vraiment intéressé à cet homme banal et peu bavard. Ce qu’il va découvrir alors va bouleverser totalement sa vie, ses certitudes et lui faire perdre tous ses repères.

J’ai été moins emballée par ce roman car je n’ai pas vraiment compris l’attitude du narrateur. Mais j’ai tout de même apprécié cette lecture.



Extrait :

« C’était là, je crois, que je me sentais le plus à l’aise. Ailleurs, où que je me trouve, quoi que je fasse, mes pensées me ramenaient toujours vers la cave, comme sous l’effet d’une gravitation mentale. Mais dans la cave, je ne sentais plus l’attraction de la cave. Dans la cave je n’avais plus besoin de penser. »

D'autres avis chez ClaraProfesseur Platypus,

lundi 27 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? (29)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 

Cette semaine : une lecture magnifique, une lecture intéressante et une lecture décevante. J'ai commencé avec Maman a tort de Michel Bussi, un roman que j'ai trouvé distrayant mais sans plus. J'ai poursuivi avec Incandescences de Ron Rash. Décidément cet auteur me séduit à chaque lecture. Puis j'ai terminé avec Bilqiss de Saphia Azzeddine, un roman très bien écrit et intéressant.

Que lis-je en ce moment ?

Je lis Pour l'amour d'une île d'Armelle Guilcher.

Que lirai-je ensuite ?


J'hésite encore sur mes futures lectures. On verra bien ! 






Daphné

Pas de "c'est lundi" cette semaine pour Daphné qui profite de ses vacances en famille. Au programme des rires, de la détente, du soleil, des baignades, des bons repas et de bonnes lectures !

Et vous que lirez-vous cette semaine ?

vendredi 24 juillet 2015

Maman a tort - Michel Bussi

Par Ariane


Auteur : Michel Bussi

Titre : Maman a tort

Genre : roman policier

Langue d’origine : français

Editeur : presses de la cité

Nombre de pages : 512p

Date de parution : mai 2015

Présentation de l’éditeur :

Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant. Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul... Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Que les masques tombent.



Mon avis :

Plusieurs bonnes critiques sur ce roman m’ont incitée à découvrir le nouveau roman de Michel Bussi. De cet auteur j’avais déjà lu Un avion sans elle. J’avais trouvé ce livre bien construit mais sans grand intérêt. J’espérais mieux de celui-ci.

Mais j’ai trouvé à ce roman les mêmes qualités et les mêmes défauts. L’intrigue est bien menée, il y a un bon rythme, toutefois l’ensemble manque de cohérence, je n’ai pas trouvé que les pièces du puzzle s’emboîtaient parfaitement. Et puis on devine assez rapidement le fin mot de l’histoire. C’est tout de même une lecture agréable et qui permet de passer un bon moment.

Le charme particulier de ce roman pour moi a été de me promener dans la ville et la région où je suis née et ai grandi. Je suis née dans le petit village de Manéglise où vit le petit Malone et j’ai fréquenté la même école que lui, je connais les quartiers du Havre décrits car j’y ai de la famille et clin d’œil supplémentaire, ma meilleure amie vit actuellement dans l’endroit cité à la fin du livre.

Un roman parfait pour une lecture sans prise de tête sur la plage.



Extrait :

« Qu'il n'oublie jamais le goût des belles choses. Seules les mères peuvent apporter cela aux petits hommes : la sensibilité. S'ils suivaient les pas de leurs pères, les idéalisaient, le foot, les bagnoles et la perceuse, ils étaient foutus, ils deviendraient aussi cons qu'eux. Des générations de cons! Seules les mères pouvaient tenter de freiner la malédiction. »

Lu dans le cadre du challenge un pavé par mois
 L'avis de Bianca

jeudi 23 juillet 2015

Le livre d'un été - Tove Jansson

Par Daphné


Auteur : Tove Jansson
Titre : Le livre d'un été
Genre : roman
Langue d’origine : suédois
Traducteur : Jeanne Gauffin
Editeur : le livre de poche
Nombre de pages : 167
Date de parution : 1978

Résumé de l'éditeur:

Observer les oiseaux sauvages, écrire un livre sur les vers de terre ou guetter les marins de passage, tel est le quotidien de la petite Sophie, qui passe ses vacances d’été sur une île du golfe de Finlande avec sa grand-mère. Une femme hors du commun, à la fois douce et espiègle, qui fume en cachette, jette sa canne pour prendre un bain de mer, et construit Venise avec des boîtes d’allumettes. À mi-chemin du rêve et de la réalité, leurs dialogues complices révèlent l’amour entre une femme qui connaît profondément la vie, et une enfant avide de la connaître. 

Mon avis:

Sophie vit sur une île avec sa grand mère et son père. Celui ci est rarement évoqué, toute l'histoire se concentrant sur la relation qui existe entre Sophie et sa grand-mère. Un lien très fort les unit. Sophie découvre la vie et sa grand-mère l'observe, répond à ses questions, lui fait part de sa propre vision des choses. Quelques cris entre elles mais surtout un grand amour. 

Ce livre, relativement court, est composé de tous petits moments qui, au final, constituent la base d'une relation entre grand-mère et petite-fille. Ensemble, elles explorent l'île, abordent des sujets graves, d’autres plus légers. Vivant en parfaite harmonie avec l'île, elles apprennent l'une de l'autre. en observant les oiseaux ou en sculptant un palais d'allumettes, elles évoquent leurs idées, la vie, la nature...

Nulle action véritable mais simplement les activités et dialogues divers d'une grand mère et d'une petite-fille. La vie tout simplement, l'enfance et la vieillesse, une grande complicité, une relation intergénérationnelle en parfaite adéquation avec la nature.

Les descriptions sont particulièrement réussies. Je me suis crue à plusieurs reprises sur cette île à entendre le vent souffler et le bruit des vagues.

Un petit livre qui se lit très rapidement et dont les chapitres, sans véritable lien les uns avec les autres (si ce n'est les personnages récurrents de Sophie et de la grand mère) peuvent se lire indépendamment les uns des autres. 

Un livre, certes très court, mais profondément beau. 


Extrait:


"Elle demanda comment Dieu pouvait faire attention à tous les gens qui le priaient en même temps.

- Il est très sage, murmura la grand-mère en somnolant sous son chapeau .

- Réponds correctement, dit Sophie . Comment a-t-il le temps?
- Il a des secrétaires ...
- Mais comment arrive -t-il à exaucer votre prière s'il n'a pas le temps de parler avec ses secrétaires avant que ça ne tourne mal?
Grand-mère fit semblant de dormir, mais elle savait bien qu'elle ne trompait personne et, finalement elle déclara qu'il s'était arrangé pour que rien ne puisse arriver entre le moment où on priait et celui où il recevait votre prière. Mais sa petite fille demanda alors ce qui arrivait quand on tombait d'un sapin et qu'on priait pendant qu'on était en l'air."


Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2015, catégorie "Objet"